26/10/2026

Ideogram lance Vector 1.0, un modèle qui génère des SVG éditables à partir d'un prompt

Ideogram a lancé Vector 1.0 le 22 octobre 2026. Le modèle génère des graphiques vectoriels (logos, icônes, illustrations, lettrages) à partir d'une description texte, avec la possibilité de fournir jusqu'à cinq images de référence pour guider le rendu. Le résultat est un vrai fichier SVG, qu'on peut retoucher ensuite dans un éditeur vectoriel et redimensionner sans perte de netteté.

Il existe aussi une variante image vers vecteur, qui convertit un PNG ou un logo raster en SVG, avec un mode « détaillé » qui conserve plus de finesse et un mode « simple » qui dessine moins de formes. L'ensemble est disponible via l'API d'Ideogram et via plusieurs plateformes d'inférence, avec trois niveaux de qualité. Chez fal, par exemple, le prix va de 0,13 à 0,20 $ par SVG généré.

Lecture

Les modèles d'image produisent des pixels : on regarde le résultat, on le garde ou on le jette. Ici, le résultat est du code. Un SVG s'ouvre dans un éditeur de texte, se versionne dans Git, se stylise en CSS, s'anime, et pèse souvent quelques ko. C'est le premier modèle d'image que je vois s'intégrer aussi naturellement dans le web.

Le SVG fait partie du web d'aujourd'hui depuis longtemps, et c'est un format que j'aime utiliser. Mais « éditable » est une promesse qui dépend de la propreté du fichier. Un SVG généré peut contenir des centaines de nœuds inutiles, des chemins mal groupés, pas de `viewBox` propre ni d'attributs d'accessibilité. L'annonce ne dit rien là-dessus, et je n'ai pas encore vu de comparatif indépendant.

Pour l'enseignement, c'est un bon exemple de ce que je répète sur NX : la machine produit la partie mécanique, et la compétence qui compte devient la relecture. Savoir ouvrir un SVG généré, repérer ce qui est propre et ce qui ne l'est pas, simplifier, nommer, rendre accessible. Ce sont des réflexes qu'un modèle ne donne pas, et qu'il faut apprendre à avoir en face de lui.

Source : developer.ideogram.ai

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